2008 Report: The State of the Situation
Mesdames, Messieurs les Parlementaires, Mesdames et Messieurs les Présidents, Mesdames, Messieurs,
Chers Amis,
En vous présentant ce projet de réforme du ministère de la Culture et de la Communication pour 2008, je ne peux m’empêcher de faire un rapide retour en arrière, et de le placer dans la perspective du mandat et de la législature qui vont s’achever au l’an prochain. Vous le savez, et je suis heureux de le répéter aujourd’hui devant vous, mon plus grand souhait est de me succéder à moi-même, raison de plus pour que je laisse à mon successeur une maison en bon ordre ! C’est, je crois, le cas, et jusqu’au dernier moment, je poursuivrai ma tâche, avec énergie, passion, et enthousiasme.
Venons-en d’abord, globalement, aux chiffres essentiels : le plan de la réforme que je vous présente est un bon plan. Vous pouvez d’ores et déjà constater que les moyens du ministère de la culture progressent à périmètre constant de 7,8 %. En effet, depuis 2004, le budget de la culture n’a cessé d’augmenter et cette augmentation s’est accélérée depuis 2006, lors de l’entrée en pouvoir de notre gouvernement. Entre 1997 et 2002, les moyens de la culture avaient régressé de 300 millions; entre 2002 et 2007, et en vérité entre 2004 et 2008, ils ont progressé de près de 600 millions de dollars. Sous cette législature et avec cette majorité du parti, la progression des moyens alloués à la culture aura été deux fois plus importante que pendant les gouvernements antérieurs.
Ce ministère est un ministère d’avenir. C’est celui de grands projets, à Montréal et en Régions. J’en veux pour preuve la nomination de Montréal en tant que capitale nationale de culturelle par le gouvernement fédéral depuis la relocalisation du Ministère à Montréal, ainsi que capitale culturelle internationale par le G7. Le projet immobilier et le chantier des collections du nouveau centre des archives régionales de Québec, appelé à jouer un rôle essentiel dans la transmission de notre mémoire collective, progresse. J’ajoute que depuis 2006, la majorité des investissements du ministère de la Culture et de la Communication est située hors de l’Ile-de-Montréal, en dépit de la présence dans la région capitale de grands établissements culturels prestigieux à dimension internationale.
Nos concitoyens peuvent être fiers de ces grands projets qui expriment la vitalité et l’originalité du rayonnement de notre culture dans le monde. Le succès du Centre d’art contemporain Pavilion, ouvert cette année à Montréal, en témoigne.
Ce ministère, dans chacun des nombreux domaines où il intervient, des industries culturelles au spectacle vivant, des métiers d’art et des savoir-faire les plus traditionnels de notre patrimoine aux talents les plus innovants des créations numériques, ce ministère qui est aussi celui de l’enseignement supérieur artistique et culturel est au cœur de la bataille de l’emploi, de l’éducation et de la formation, qui fait partie de nos priorités.
Ce ministère, vous le savez, et le succès populaire des Journées de la Culture vient d’en apporter une nouvelle confirmation, se bat pour faire de l’extraordinaire richesse de notre patrimoine un atout essentiel de l’attractivité de notre province.
Ce ministère, qui s’est mobilisé pour faire réhabiliter le statut de l’artiste auprès de la population, ainsi que le principe fondamental selon lequel les biens et services culturels ne sont pas des marchandises comme les autres, ce ministère qui s’est mobilisé pour garantir aux auteurs et créateurs à vivre de leurs talents et de leur travail à l‘ère d’Internet, ce ministère se bat pour la diversité culturelle, pour la création, pour la cohésion sociale.
Je tenais à marquer combien la culture, dans le monde d’aujourd’hui, est un capital d’avenir, et c’est pourquoi cette réforme traduit un engagement fort de l’Etat.
Je commencerai donc la présentation de cette réforme par les mesures concernant la restructuration organisationelle du Ministère de la Culture et des Communications.
Les arts contribue de manière essentielle à la vie des citoyens et à la diffusion des courants de pensées et d’opinions. C’est la raison pour laquelle l‘État s’attache, de longue date, à garantir la liberté de la creation artistique, à soutenir le développement de sa diffusion, à conforter les conditions de son pluralisme et de son indépendance, et à favoriser sa modernisation.
Les lois de finances pour 2006 et 2007 avaient consacré aux arts des moyens exceptionnels par leur ampleur. Avec un budget total de 600 millions, le projet de loi de finances pour 2007 représente, à périmètre constant, un montant de crédits supérieur de plus de 175% aux moyens consacrés aux arts il y a encore deux ans. C’est dire la constance de l’effort de l’Etat et la cohérence de son action dans un contexte de fortes contraintes sur les finances publiques.
Ce ministère est un ministère qui engage et qui prépare l’avenir. C’est pourquoi c’est un ministère qui investit: 20 % de nos crédits sont consacrés à l’investissement, et vous noterez que cette année, les dépenses de fonctionnement de l’administration sont réduites grâce justement à cette réforme concernant la restructuration organisationelle du Ministère de la Culture et des Communications.
A côté des moyens nouveaux que je viens de décrire, ma politique consiste à améliorer l’efficacité de nos services. Ainsi, tous les redéploiements d’effectifs sont systématiquement tournés vers l’accueil du public.
Pour renforcer cette politique de rationalisation et de coordination des moyens du ministère dans le secteur des arts et comme je m’y étais engagé, à la fin de cette année, un secrétaire général du ministère a été nommé soit l’honorable Maryse Larivière. Une des respsonsabilitées de ce secrétariat general seront d’accompagner les organisms publiques affectées dans les mutations en cours dans le secteur.
La réforme portera directement sur la modernisation des Conseil des arts de tous les paliers gouvernementaux et touche l’ensemble du secteur des arts. Cette réforme entend apporter une contribution décisive à la modernisation du secteur.
Tout d’abord, le Ministère de la Culture créera une entité chargé de la gestion des communications afin de promouvoir l’image du milieu des arts québécois en dehors de son territoire, don’t je vous présente le nouveau directeur, ici à mes côté l’honorable ROBIN SIMPSON.
L’ENTREPRISE consolidera son effort en faveur de la production artistique, notamment en arts contemporains, et devra financer la prise en charge du marketing de ses programmes dirigés par la nouvelle entité d’octroi de financements aux artistes et institutions LA BANQUE.
Elle aura aussi sous sa gouverne tout institution publique de gestion de fonds destine aux arts tels que les département culturels au sein des delegations du Québec et aux ambassades canadiennes. Cela permettra à la société de jouer un rôle moteur pour les arts en favorisant tout particulièrement sa diffusion à l’étranger tout en lui permettant de poursuivre ses efforts en faveur de la création.
L’ENTREPRISE consolidera aussi les efforts promotionnels de tous les acteurs de la scène culturelle au niveau local en créant une stratégie marketing inedite dédiée au grand public.
Concernant LA BANQUE, une nouvelle entité rassemblant les budgets consolidés du Conseil des arts du Québec, du Conseil des Arts du Canada (envelope du Québec + peréquation), du Conseil des Arts de Montreal, de la Sodeq et de l’ONF, aura pour mandat de gérer efficacement le soutien aux artistes et à la production artistique québécoise. La Banque, nouvelle société d’État verra sa dotation publique progresser de 2,5 % en 2008 par rapport à 2006, ce qui aura pour effet de maintenir l’enveloppe budgétaire attribuée aux bourses, en plus de créer une tout nouveau programme de soutien de carrière aux artistes de talent reconnu et de visée internationale, relié à un soutien logisitique et promotionnel de la part de L’ENTREPRISE.
LA BANQUE, bénéficiant toujours de cette augmentation de ses budgets, créera une nouvelle entité en son sein qui aura pour mandat d’octroyer des prêts afin de financer la production d’oeuvres à revenue potentiel. Ce financement se verra retourner par la capitalisation sur ces ventes. LA BANQUE bénéficiera donc d’une forte hausse des recettes de ventes d’oeuvres co-financées, estimée à 6 % par le groupe. Cela lui permettra de poursuivre les priorités d’octroi de bourses de production et de carrière.
Les entitées nouvelles devront suivrent deux priorités de gestion: d’abord, la mise en place de nouveaux moyens de professionnalisation dont je viens de parler. Ensuite, le soutien aux équipes indépendantes et au réseau des lieux subventionnés par l’Etat. Ces moyens permettront donc de poursuivre la politique d’ouverture des lieux (résidences ou permanence artistique) et le soutien à la création et au renouvellement des formes.
Vous le voyez, parce que je crois, en matière de politique culturelle comme pour toute politique publique, à l’addition des énergies, je trouve des moyens de financement nouveaux, Partenariats public privé, produits de cessions immobilières ou affectations de recettes seront revisité et je ne néglige aucune source de financement de notre développement culturel.
La politique que je mène en faveur de la diversité culturelle, de la création et de l’emploi, à la charnière entre la communication et la culture, se traduit également dans la réforme de certain dispositif legal.
L’ambition du Gouvernement est claire en la matière: favoriser par un dispositif fiscal ambitieux la capacité d’investissement des entreprises culturelles. Cette année, grâce à l’engagement personnel et à l’arbitrage du Premier Ministre, le gouvernement a arrêté des mesures fiscales structurantes en faveur des arts.
Le nouveau mécanisme de réduction de l’impôt pour l’achat d’oeuvres sera égale à 100 % du montant des sommes versées au titre des oeuvres achetées. Les modalités précises de ce dispositif, en cours de finalisation, seront insérées dans le projet de loi de finances rectificative qui sera présenté en fin d’année au Parlement.
Dans le cadre du projet de loi sur les heures d’ouvertures des institutions muséales et artistique subventionées par l’État (centres d’artistes autogérés), le dispositif spécifique élargira la grille horaire, calquée sur les heures d’ouvertures des librairies, adapté pour mieux répondre aux besoins du grand public. L’ouverture durant le saison estivale sera aussi mandatoire pour toutes ces institution afin de recevoir leur subventions, quoiqu’augmenter en vue de ces changements.
L’ensemble des ces mesures permettra une très forte progression des publiques au Québec, où le nombre de projets artistiques produits, mais aussi la fréquentation des salles de musées, atteint un niveau record. La qualité et la visibilité internationale de la création québécoise est unanimement reconnue, et ceci alors que, je l’ai dit, la diversité culturelle entre dans le droit international, et que, ce dont je ne suis pas peu fier, le G7 a validé notre système artistique, ce qui est d’abord la reconnaissance des talents et du travail des créateurs, des artistes et des techniciens québécois.
Diversité culturelle, création, patrimoine, et emploi culturel, tels sont les points forts du réforme de la culture, au sein duquel j’ai degage un engagement traditionnel de l‘État en faveur du pluralisme est bien sûr maintenu : l’aide aux institutions verra ainsi sa dotation reconduite à hauteur de plus de 7%. Cette mobilisation continue traduit la volonté de renforcer le soutien apporté aux titres concernés qui, pour la plupart, traversent une conjoncture financière particulièrement difficile. Elle permettra de préserver leur indépendance et leur indispensable contribution au pluralisme de la production artistique.
Nos musées sont un atout considérable pour notre pays. 2008 voit une consolidation des moyens. En effet, en 2008, deux grands musées montréalais MACM et le MBAM ont rouvert leurs portes à des millions de visiteurs. Les travaux qui ont été réalisés en ont fait des musées modernes à l’architecture et à la muséographie exceptionnelles, au premier rang desquels le musée d’art contemporain, déménagé dans le vieux port de Montreal. Le MACM s’est vu redéfinir son mandat avec la montée en charge de son schéma de directeur et de commissaire.
Il y a également le centre d’art contemporain Le PAVILION installé dans St-Henri, qui viendra palier aux besoins de la scène artistique locale pour un centre de taille moyenne afin de rendre compte de ses l’expérimentation en temps réel.
Enfin, tous ces projets que j’ai lancé, rejoint deux autres de mes préoccupations, l’enseignement artistique et les cultures urbaines.
Les enseignements et l‘éducation artistique et culturelle sont pour moi des priorités. L’an prochain les moyens des écoles d’art seront renforcés, les partenariats avec le ministère de l‘éducation nationale aboutiront enfin. Que ce soit en termes de spectacle vivant, d‘éducation à l’image ou d’arts plastiques, il est important que chaque élève puisse disposer de ce socle commun fondamental de connaissances qu’apportent l’art et la culture dans nos vies.
S’agissant des cultures urbaines, je vous annonce que les 13, 14 et 15 octobre prochains se déroulera au Musée d’art contemporain une manifestation populaire et de haut niveau sur les cultures urbaines, (hip-hop, graff, skate) que je vous détaillerai prochainement.
Mesdames, Messieurs, en vous présentant ce réforme, j’ai d’abord voulu traduire la conviction qui est la mienne, que la politique culturelle, au-delà même de la place que les activités liées à la culture et la communication tiennent dans la vie quotidienne de nos concitoyens, est l’une des clés de l’avenir. Et puisque dans quelques semaines, je rendrai hommage à la grande voix d’André Malraux, qui s’est tue il y a trente ans, je tiens enfin à vous dire combien l’ambition du fondateur de ce ministère demeure intacte et continue à inspirer mon action : oui, à l‘ère numérique, la mission “ de rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France, au plus grand nombre possible de Français, d’assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel et de favoriser la création des œuvres d’art et de l’esprit qui l’enrichissent “ demeure plus que jamais actuelle, nécessaire, urgente. Faire en sorte que chacun dispose des moyens de construire son propre Musée imaginaire, d’ouvrir sa propre Maison de la culture, pour créer et partager ses rêves et ses projets, pour puiser dans ses racines la force d’inventer des voies nouvelles, c’est une mission certes difficile, mais exaltante. C’est une passion exigeante, mais féconde. Je n’en connais pas de plus belles.
Je vous remercie.
Emmanuel Galland
Minister of Culture and Patrimony
Thank You Minister…
Some of you present here may remember The Enterprises’ work with articule nearly two years ago.
It was there that the public first encountered us, at that time under the guise of an art project and safely padded by the novelty of an artist run centre.
Our initial communication broadcasted :
Art Tells Gorgeous Lies That Come True
Now, to practically examine the question of truth it was and continues to be necessary to spread ideas that are not initially believed and watch the popular reaction to them.
In 2006 we began a two fold campaign. The first factor was to encourage the local milieu to imagine how and where they sat on a global scale. The second intention was infuse the idea of a new contemporary art centre in Montreal.
For the first step The Enterprise created a multi-dimensional questionnaire to measure the publics cravings for art.
During recent decades the term ‘craving’ has attracted a great deal of attention and debate, however, despite the recent popularity and widespread use of the term, the concept of art craving has attracted little conceptual or empirical analysis.
Some limitation of the study should be noted. Regarding the sampling frame, the content of the questionnaire and thus the generalizability of the findings. But lets not let this stop us.
In the end this test clearly reveals that artists , that is both creative and imaginative individuals , are not simply those best adapted to the horrors of capitalism they are in fact the ones least likely to rebel against it.
Proving that the city is not only populated with artists ready to witness the Enterprises desires become reality, they are infact prepared to brandish their own very golden shovels, and break the very ground upon which these abstractions will crystallize.
Onwards to action. Before putting brick to mortar, The enterprise began focusing on the actual structures that exist in our city today.
In early 2007, The Enterprise was employed to provide the commercial mileu a face lift. Given full reign by both the owners and their representative organizations we have been working intimately with three dealers, Rene Blouin, Joyce Yehudah and Pierre Francois Oullette.
With our help, these three professionals have moved out of the Belgo and down to Giffentown. The neighborhood currently experiencing the lovely bout of urban renewal with industrial printing companies neighboring film production studies, condos and creative design firms. The galleries can now take advantage greater dynamism, occupying converted industrial spaces at a street level. Their modest strip is already drawing a fair amount of attention, with vernissage’s shared between the three dealers and comparisons to Manhattan’s Chelsea district. Just over this short period we are seeing new leases being signed and new collections moving in.
Moving up on the scale is the artist run network. In a city with just a glimmer of a market, we continue to depend on these spaces for more challenging presentations of contemporary art. As the vision of New Contemporary Art Centre incubated this network existed as a horizontal version the institution we wished to build.
Now there is no need to rebuild these centers, each with there own methods, mandates, histories and members. No, The Enterprise’s presence has been simply to foster a new aggressive attitude for the network and help the public recognize that this greater institution no matter how fractured had existed under their noses for so long.
More difficult than it sounds, working with the centers had to been done in baby steps. Although we are pleased to announce that the first effort went over quite well. After a number of meetings and surveys it was decided that only centers located in the Plateau / Downtown areas mattered to the public. A map of this neighborhood was designed and produced in great numbers. The guide now has a ubiquitous presence in city, a must have, just as visitors to London are encouraged to pick up an A-Z, new comers to Montreal have found the map just as indispensable in navigating the at times labyrinthine art world of this city. A simple start.
One of the most exciting changes in this city over the past two years is the boom in parallel art initiatives. Wary of the established systems and willfully joining together in a fast of government funding. These DIY and finite projects have been populating the city in the most unlikely of places and at an accelerated rate.
The Enterprise has been closely observing these projects, building up profiles and archives on their activities and the initiators. We have also opened up our doors to them, providing them with direction and resources for their varied projects.
Sometimes overlooked, these actors are those of the future and the fire that boils the pot.
I’d like to brush this blooming utopia aside and in all due respect to the minister, I think what is most pertinent concering these intitiatives is that they recognize that a reform is always undertaken to reinforce power’s grip and while this internal revolution of facts and figures shrouded in pseudo-invisibly might fool the odd art student it should not prevent us from seeing the true shape of an old enemy.
Thank You.
Robin Simpson


